La stratégie d'Alamo Group consiste à reprendre des sociétés et des marques reconnues (un total de plus de 40 marques) sur les marchés de l'industrie, de la gestion de la végétation et du fauchage, de la tonte, de l'agriculture, de l'entretien des arbres et du broyage. Le groupe américain (Texas) pèse 1,63 milliard de dollars de chiffre d'affaires et opère avec plus de 3 800 employés et 27 sites de production en Amérique du Nord et du Sud, en Australie et en Europe.

GreenMech et TimberWolf, deux constructeurs anglais de broyeurs au sein d'Alamo Group. (©Timberwolf)

Alamo Group investit sur le continent européen

En Europe, le portefeuille du groupe texan détient de nombreuses entreprises implantées en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La division Vegetation Management(1) pèse 42 % du chiffre d'affaires total (autour de 785 millions de dollars sur l'exercice 2024). Déjà présent au Royaume-Uni avec Bomford, McConnel, Spearhead et Twose, Alamo Group avait repris la société Timberwolf en 2021. C'est cette dernière qui vient d'être utilisée pour le rachat de son concurrent GreenMech. L'opération comprend les actifs (marques et propriété intellectuelle, brevets) ainsi que les filiales de GreenMech en France et en Allemagne. 

Disque-lames sur broyeur GreenMech. (©Matériel et Paysage)

 

GreenMech : des machines différenciées qui s'exportent

Depuis sa création en 1993 par Tony Turner, GreenMech Ltd. s'est développée au Royaume-Uni et à l'exportation dans une trentaine de pays. L'entreprise familiale s'est différenciée avec des systèmes de broyage brevetés à « disque-lames », de même qu'avec son concept Safe-Trak pour les broyeurs montés sur chenilles permettant de travailler dans des endroits pentus jusqu'à 35°. La gamme comprend des modèles compacts, sur châssis routiers, sur prise de force ou encore sur chenilles, avec des capacités de broyage de 10 à 22 cm. La société emploie une soixantaine de personnes sur son site industriel d'Alcester (Angleterre), qui poursuivra les fabrications pour la marque. Jonathan Turner, directeur général de GreenMech, précise que l'entrée dans le groupe Alamo « permet à notre équipe de production de se concentrer sur de nouveaux investissements et sur le développement de notre usine, garantissant ainsi un approvisionnement continu du marché en broyeurs de branche GreenMech ».

Broyeur à chenilles avec système GreenMech Safe-Trak. (©GreenMech France)

Des ambitions sur le marché européen

Chris Perry, directeur général de Timberwolf, a déclaré : « Bien que concurrents depuis de nombreuses années, Timberwolf et GreenMech partagent des valeurs similaires. Cette acquisition renforcera Timberwolf non seulement en termes de produits, mais aussi au niveau de nos canaux de vente, grâce à l’arrivée de nouveaux collègues venus du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne. » Repris dans l'opération, ces nouveaux centres européens de vente et d'assistance technique soutiendront l'ambition stratégique de Timberwolf de devenir un acteur majeur des secteurs forestier et arboricole européens. Concernant les clients français, rien ne devrait changer, précise Guilhem Pagès-Turner, qui a développé les ventes dans l'Hexagone avec la filiale GreenMech SAS. Pour lui, l'opération va permettre à la marque de conforter et de développer ses positions en France en bénéficiant de nouveaux moyens de marketing et de vente. L'avenir dira comment, au sein du groupe Alamo, les deux marques Timberwolf et GreenMech pourront coopérer et prospérer tout en conservant leurs identités respectives. 

(1) Alamo Industrial, Bomford Turner, Boxer, Bush Hog, Conver, Denis Cimaf, Dixie Chopper, Fieldquip, GreenMech, Herder, McConnel, Morbark, Mantis, Rayco, Roberine, Rousseau, RhinoAg, Santa Izabel, Schulte, SMA, Spearhead, Terrain King, Tiger, Timberwolf, Twose, Votex.