Filière des semences Le Gnis change d'identité et devient le Semae

Le Gnis change d'identité et devient le Semae
(©Semae)

Le 27 janvier, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants a annoncé de nouvelles et profondes orientations stratégiques qui se matérialisent par un changement d'identité. Le Gnis devient le Semae avec pour slogan : "Toutes les semences pour demain".

Voilà un changement qui ne peut passer inaperçu, tant l'interprofession des semences, au carrefour de nombreux métiers,  joue un rôle majeur, que ce soit auprès des entreprises de créations variétales, des agriculteurs, des producteurs mais aussi des distributeurs et utilisateurs professionnels de semences présents notamment dans le secteur des espaces verts !
Sans oublier les liens étroits entretenus par le Gnis avec l'Interprofession Val'hor au travers de la signature en 2019 d'une convention permettant de concrétiser des ambitions communes, ou bien encore avec d'autres entités (associations, organismes de recherche...) telles que la Société Française des Gazons par exemple (voir notre récente actualité).

Le Gnis donc, transforme son image et change d'identité : il devient le Semae.

Logo du Semae (anciennement le GNIS). Cette rosace de graines multicolores symbolise la diversité des semences, la biodiversité et, enfin, la pluralité de l'interprofession. (©Semae)

Avec le soutien du Ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, le Semae a dévoilé et inauguré sa nouvelle identité le 27 janvier 2021 lors d'un événement diffusé en ligne et regroupant 800 participants. Un moment historique pour l'ancien Gnis qui se restructure complètement au niveau de son organisation, de sa gouvernance et de son fonctionnement.
Le Semae entend définir une stratégie nouvelle pour répondre à des problématiques allant croissant, en particulier l'adaptation de la filière des semences aux attentes sociétales et environnementales et à la demande de sécurité alimentaire pour tous.

Le Semae rappelle tout d'abord que sa mission première est d'« assurer la disponibilité et la fourniture de semences et plants de qualité en s’adaptant à la diversité des attentes des agriculteurs, des jardiniers et des consommateurs en France ainsi que sur les différentes zones de la planète ».

Pour cela, l'organisme va se structurer selon plusieurs axes stratégiques « afin de relever les grands défis que sont l’utilisation des produits phytosanitaires, la gestion de l’eau, le respect et la préservation de la biodiversité, l’adaptation des productions végétales aux aléas climatiques croissants, et l’assurance d’une alimentation saine et de qualité », exprime l'ex-Gnis. 

Stand du Gnis (désormais Semae) au Salon International de l'Agriculture en 2020. La communication et la pédagogie sont importantes vis à vis des consommateurs et citoyens soucieux d'une alimentation saine et de qualité.

Le Semae annonce dans ce cadre vouloir renforcer plusieurs axes de travail : mieux répondre aux attentes des citoyens, des consommateurs et des clients ; innover pour accompagner les filières en transition agroécologique ; protéger, enrichir et diffuser la biodiversité.
Plusieurs engagements sont pris d'ores et déjà par l'interprofession. Elle propose tout d'abord une invitation aux syndicats dits "minoritaires" à participer à son conseil d'administration à travers l'ouverture d'une neuvième et nouvelle section baptisée "Diversité des semences". Quatre nouvelles commissions transversales vont également être crées, s'ajoutant à la commission "Agriculture Biologique" inaugurée en 2018 : "Communication", "Innovation", "Etudes & économie", et enfin "Réglementation".

L’interprofession renforce par ailleurs les missions de service public qui lui sont confiées à travers le Service officiel de contrôle et de certification des semences et plants (SOC), organisme indépendant pour lequel un contrat d’objectifs et de performance a été signé avec l’Etat.
Enfin, le Semae va s'attacher à renforcer sa présence auprès des professionnels au niveau régional mais également à l'international, 50 % du chiffre d'affaire de la filière des semences françaises étant réalisé à l'étranger. Un savoir-faire unique et un dynamisme des plus précieux pour notre pays !

 

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Pièces détachées
Croissance externe

Ariens rachète AS-Motor

IMI JARDIN

Orec : la marque passe au Vert

Carrière
Matériels de TP compacts

Minipelles JCB : 2 nouveaux modèles de 3,5 tonnes

Magazine

A lire dans Moteurs & Réseaux

Robotique & nouvelles technologies
Matériels professionnels à batterie