Créée par arrêté du 23 juin 2025, la nouvelle formation « arboriste grimpeur » s’appuie sur un référentiel renouvelé, avec plusieurs avancées importantes qui favoriseront une montée en compétences de ces professionnels qui gèrent le patrimoine arboré des villes et des campagnes.

Grimpeur sauveteur dans l’arbre (GSA)

La première avancée concerne la mention explicite du dispositif de formation GSA (grimpeur sauveteur dans l’arbre) dans le référentiel, présenté en annexe I de l’arrêté : « Il est fortement conseillé, pour ces professionnels [tous ceux qui exercent des travaux en hauteur, salariés, travailleurs indépendants, chefs d’entreprise réalisant eux-mêmes des travaux, ndlr], de détenir : les certificats de “salarié sauveteur secouriste du travail” (SST) et de “grimpeur sauveteur dans l'arbre” (GSA). Tout élagueur doit systématiquement être accompagné d'une personne formée au secourisme dans les arbres en capacité de le secourir. »

Le GSA est également référencé dans la fiche descriptive des activités spécialisées (FDAS) : « Porte secours à un équipier dans l’arbre ou au sol : méthodes GSA, SST. »

Analyse du contexte

Le deuxième point concerne l’analyse du contexte. Ainsi, l’alinéa « facteurs d’évolution » du référentiel précise : « Les activités d’élagage sont soumises à de nombreux facteurs, de natures différentes, qui engagent une évolution plurielle des pratiques. » Et de citer, le changement climatique, le cadre réglementaire, les matériels et équipements, les techniques et technologies, les attentes sociétales. L’analyse du contexte du chantier doit ainsi comporter une enquête préalable sur ces différents points.

Nouvelle approche du diagnostic

La troisième évolution majeure concerne la distinction entre les différents types de diagnostics : ontogénique (stades de développement de l’arbre), physiologique, mécanique, de risque, écologique. Chacun doit s’appuyer sur des méthodes spécifiques existantes ou à développer. « Cette clarification permet de sortir de l’approche intuitive et d’éviter les confusions, encore fréquentes, entre diagnostic et pronostic, stade de développement et état physiologique, ou encore diagnostic structurel et évaluation du risque », indique Philippe Trouillet, arboriste consultant et formateur, membre du conseil d’administration de la SFA, qui a largement œuvré pour cette évolution. « Elle encourage la profession à développer une approche plus rigoureuse en s’appropriant des méthodologies de référence », souligne-t-il.

Pour la première fois à l’échelon national, la notion de diagnostic clinique est abordée. Elle permet de développer une évaluation de l’état général de chaque arbre, à partir du croisement de différentes évaluations s’appuyant sur des méthodes spécifiques référencées. Un sujet d’importance sur lequel la rédaction reviendra en 2026, dans un dossier consacré à l’évolution des pratiques. 

Haubanage, le vocabulaire évolue

Le référentiel fait aussi évoluer le vocabulaire concernant le haubanage des arbres, en introduisant les notions de systèmes « passifs » et « actifs », ce qui permet de faire le distinguo entre la fonction du système (passif ou actif) et les propriétés mécaniques des matériaux utilisés pour ces haubans (statique ou dynamique).