Dossier du Lien horticole 1152 : En quête de synergies solaires Bien réfléchir à son investissement
Le secteur des énergies renouvelables vient de vivre une année 2025 déstabilisante, en particulier sur le plan réglementaire. Dans ce contexte, encore plus que d’ordinaire, les projets doivent être étudiés avec minutie.
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> Retrouvez le dossier du Lien horticole n°1152 de janvier-février 2026 qui développe plusieurs volets du sujet.
Réduire sa facture énergétique et sa dépendance aux énergies fossiles. Voilà au moins deux bonnes raisons d’investir dans une installation photovoltaïque. Pour autant, dans ce type de projet, mieux vaut avancer avec prudence. D’abord parce que les installations photovoltaïques engagent sur une durée longue : trente-cinq à quarante ans. Ensuite parce que le secteur des énergies renouvelables vient de vivre deux années (2024 et 2025) pleines de rebondissements.
Plus que jamais, « il y a des questions à se poser et des points à étudier avant de se lancer », rappelait Sébastien Bordereau, conseiller « Énergie » à la chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire, au début du mois de juillet 2025 – soit quelques jours après le vote d’un amendement à l’Assemblée nationale imposant un moratoire sur l’éolien et le solaire photovoltaïque. En pratique, c’est d’abord la faisabilité du projet qu’il faut explorer. « La première question à se poser est celle du bâtiment : est-ce qu’il existe – et, si oui, est-ce qu’il est bien orienté, suffisamment solide et sans ombres portées – ou est-ce qu’il faut le construire ? »
Appel d’offre simplifié
La deuxième question est d’ordre juridique : est-ce que je suis propriétaire (ou pas) du sol et du bâtiment ? La troisième concerne les conditions de raccordement. Dans le principe, la proximité d’un transformateur est un atout ; encore faut-il « qu’il soit suffisamment costaud pour récupérer l’électricité produite », rappelle Sébastien Bordereau.
Ces conditions de faisabilité vont avoir un impact sur la rentabilité du projet. Les conditions contractuelles – autrement dit, la durée du contrat et le prix de rachat de l’électricité – également. Concernant le prix de rachat de l’électricité, à l’exception des installations dont la puissance est inférieure à 100 kWc, l’époque « des contrats d’achat garantis sur vingt ans avec un tarif de base réindexé tous les ans est terminée ». Concrètement, à partir du 1er janvier 2026, les porteurs de projets se situant dans la tranche des 100-500 kWc doivent passer par une procédure d’appel d’offres simplifiée pour pouvoir vendre leur électricité.
Procédure rallongée
Les projets photovoltaïques demandent plusieurs mois d’instruction. Sur ce point, l’arrêté de 2024 – qui a défini l’agrivoltaïsme – prévoit que toute installation sur un bâtiment nécessitant un permis de construire doit passer devant la Commission départementale pour la protection des espaces naturels, agricoles et forestiers (Cedepenaf). « Cette nouveauté allonge la procédure d’un mois », constate Sébastien Bordereau.
Qu’il soit signé avec EDF ou une entreprise locale de distribution, le contrat d’achat d’électricité a l’intérêt d’être cessible ; plusieurs fois si besoin. « Autrement dit, relève Sébastien Bordereau, il suit l’évolution de l’entreprise ; par exemple, en cas de transformation d’un Gaec en EARL, il passera de l’un à l’autre. La seule limite étant de ne pas modifier les conditions techniques de l’installation. »
Les thématiques développées dans le dossier
> Bien réfléchir à son investissement ;
> Tirer parti des toitures biosolaires ;
> Cultiver à l'ombredu soleil
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