RSE et économie CirculaireManeko reconditionne les engins au sein du groupe qui détient Noremat

Les locaux de Maneko à Toul sur un ancien site de Kleber reconverti.
Les locaux de Maneko à Toul sur un ancien site de Kleber reconverti. (©Maneko)

Maneko se charge de remettre en état les machines d'occasion et composants du secteur des accotements routiers. Elle impulse aussi une dynamique dans l'économie circulaire et solidaire en participant à la formation dans les métiers de la maintenance des matériels de voirie.

Le groupe Actibac de la famille Bachmann qui détient les entreprises Noremat et Accopilot vient de créer Maneko à Toul (Meurthe-et-Moselle). Maneko apporte des services sur le marché du reconditionnement (remanufacturing) de matériels d'occasion du secteur de l'entretien des dépendances vertes routières, de tracteurs et d'engins de voirie. Ils peuvent provenir des reprises effectuées par Noremat (environ 200 machines par an) ou par d'autres constructeurs ou concessionnaires.  Remis en état, les machines et composants auront une seconde vie sur le marché dans le cercle vertueux de l'économie circulaire. La société Maneko est aussi pensée dans une démarche RSE et va fournir ses compétences et installations pour participer à la formation d'apprentis et à la réinsertion de personnes en reconversion dans les métiers de la maintenance des matériels de voirie, un secteur en déficit de main-d'œuvre qualifiée.

Maneko reconditionne des engins d'accotement ou de voirie provenant de Noremat ou d'autres constructeurs. (© Maneko)

Un processus industrialisé

Vingt-cinq collaborateurs de Noremat ont rejoint la nouvelle entité en octobre dernier. Mécaniciens et techniciens, personnel du bureau d'études et des solutions de financement viennent de se saisir du nouvel outil de travail sur un site de 7 500 m2. Actibac y a réalisé un gros investissement en termes de transformation, de transfert de machines-outils ou d'achat de bancs de test et d'équilibreuses de dernière génération. Les engins seront remis sur le marché des matériels d'occasion par Maneko via des ventes aux enchères. Un site Internet marchand permettra de proposer à la vente des pièces économiques et composants.

De nombreuses machines-outils permettent d'industrialiser le processus.
(© Maneko)

Former et réinsérer

L'outil de travail de Maneko, ateliers et machines-outils, ainsi que les techniciens expérimentés, amenés à devenir des tuteurs, seront au service de la formation des jeunes apprentis ou des personnes en reconversion professionnelle. Cette partie du projet, soutenue financièrement par la région Grand-Est et Pôle Emploi, a intéressé d'autres entreprises, à l'image du constructeur Mathieu (groupe Fayat), lui aussi installé à Toul, ou de la Coopérative Agricole Lorraine (CAL). Il s'agit du rôle sociétal de Maneko : permettre de former des mécaniciens ou techniciens de maintenance d'engins de voirie pour différents acteurs du marché alors que la branche fait face à un déficit de main d'oeuvre qualifiée. La formation reste assurée par l'Éducation nationale, notamment avec le lycée professionnel régional du Toulois, le lycée des métiers Entre Meurthe et Sânon et le réseau des Greta, en partenariat avec l'association solidaire Envie et ses structures d'insertion. Une première session vient de démarrer avec douze stagiaires.
Un article plus détaillé sur ce lancement vient d'être publié dans Matériel et Paysage 162 daté janvier-février.

Un banc de test hydraulique. Les machines et ateliers sont utilisés pour former des techniciens de maintenance d'engins de voirie en partenariat avec l'Éducation Nationale, le réseau Greta et l'association Envie d'insertion par l'activité économique. (© Maneko).

 

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