Plantes invasivesNoremat : une nouvelle étude sur les renouées

Test réalisé sur une zone avec un broyeur mixte Keri.
Test réalisé sur une zone avec un broyeur mixte Keri. (©Noremat)

Impliqué depuis plusieurs années dans la lutte contre les plantes invasives, Noremat lance un nouveau protocole d’étude de la fauche sur les renouées.

Le travail mené depuis plusieurs années par Noremat au sein de l'association SPIGEst contribue à l'information du marché du fauchage-débroussaillage en matière de lutte contre les renouées asiatiques. L'entreprise engage aujourd'hui une nouvelle phase d'études avec la mise en place du protocole « renouée 2020-2022 ».
« L'objectif sur cette période est de réaliser des tests de fauchage répété des renouées en utilisant des matériels répandus dans les parcs machines pour, in fine, pouvoir orienter nos clients vers un ou plusieurs matériels en mesure de faucher de manière optimale et efficace les invasives sans risque de propagation », explique l'entreprise. 

Sur sa dizaine de parcelles, Noremat utilise des groupes de broyage classiques avec des couteaux standards sur épareuse et des outils avec rotor de grand diamètre et marteaux, les tests étant menés dans les deux sens de rotation. Les résultats de travail avec le nouveau broyeur mixte Keria de 2,2 m de largeur de travail, à marteaux, sont également relevés. 

Logo de l'opération

 

Ce protocole, élaboré en interne, est suivi par Mitra Tehranchi, chargée de projets « filières et métiers » au sein de Noremat. « Les premiers relevés tendent à montrer que des fauches menées toutes les cinq semaines assureraient de meilleurs résultats de broyage fin provoquant un affaiblissement plus durable des plantes. La vitesse d'avancement des machines serait aussi un critère essentiel – la vitesse de 2,5 km/h étant semble-t-il déjà trop élevée au regard de tests sur des plages de 1,8 à 2,5 km/h. La fauche répétée signifierait aussi un gain de temps pour venir à bout du chantier : de trois à quatre heures pour terminer le broyage des parcelles témoins au lancement du protocole, le temps nécessaire est tombé entre une heure et une heure et demie. Nous ne nous y attendions pas si rapidement avec un nombre de passages réduits. Il nous faudra déterminer si la sécheresse a joué un rôle. »

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