Un congrès européen

Les 9 et 10 octobre, l’Union nationale des entrepreneurs du paysage (Unep) organisait son 44e congrès annuel. L’événement, qui se tenait aux portes de Paris, à Marne-la-Vallée, avait pour thématique centrale : « Jardins et paysages en Europe. Pratiques et exemples ». Pour illustrer cette ouverture sur le continent-, des entrepreneurs allemands, italiens ou encore hollandais […]

Les 9 et 10 octobre, l’Union nationale des entrepreneurs du paysage (Unep) organisait son 44e congrès annuel. L’événement, qui se tenait aux portes de Paris, à Marne-la-Vallée, avait pour thématique centrale : « Jardins et paysages en Europe. Pratiques et exemples ». Pour illustrer cette ouverture sur le continent-, des entrepreneurs allemands, italiens ou encore hollandais étaient conviés à animer ateliers et débats. Des problématiques variées touchant les différents aspects de la vie de l’entreprise y étaient abordées, de l’optimisation de la communication à la valorisation des déchets verts en passant par la phytoépuration ou la sécurité en élagage. À l’occasion du congrès, l’Elca, l’association européenne des entrepreneurs paysagistes, a par ailleurs récompensé les deux lauréats de son prix Construire avec le végétal. Décerné tous les deux ans, ce concours distingue des projets réalisés dans un cadre très particulier. Ils doivent en effet être le fruit d’une collaboration entre un architecte paysagiste et un entrepreneur pour le compte d’une PME ou d’une collectivité. À chaque édition, un seul pays, parmi les vingt membres de l’Elca, présente ses candidats. Cette année voyait le tour de la France et deux projets sont arrivés en tête ex aequo. Les entreprises de travaux paysagers récompensées sont Angle Vert, pour l’aménagement du siège social de la SARL montpelliéraine Belmonte conçu par l’architecte Christophe Verducci, et Prettre Espaces Verts pour l’aménagement, pensé par le cabinet Outside, du parc d’entreprises de Wissous (Essonne).
Heureux hasard du calendrier, le premier jour du congrès de l’Unep coïncidait avec la présentation devant l’Assemblée nationale du projet de loi issu du Grenelle de l’environnement. Le groupe d’étude Horticulture, jardins et paysage, comptant une centaine de députés, présentait à cette occasion une vingtaine d’amendements. Nés du lobbying et des propositions de l’Unep, ceux-ci visaient à donner au végétal une place plus importante dans le futur texte. De l’avis de l’organisation, le projet de loi se focalisait en effet trop sur le bâtiment, l’énergie et les transports. La loi Grenelle 1 a finalement été adoptée à l’unanimité le 21 octobre avec une partie des propositions faites par l’Unep. Le syndicat se félicite par exemple que « les végétaux soient enfin identifiés comme un des moyens de lutte contre les changements climatiques », ou que leur contribution à l’amélioration de l’environnement et de la santé fasse l’objet d’un prochain programme d’études. En attendant l’examen du texte par le Sénat, l’Unep ne relâche pas sa pression et envisage déjà le Grenelle 2.