PaysageJusqu'ici tout va bien

Avec 2 % de hausse en 2012 le secteur du paysage conserve une croissance modérée dans un contexte économique morose. Mais des risques planent sur les carnets de commande et le chiffre d'affaires prévisionnel pour le 1er semestre 2013.

Dans un contexte économique général difficile doublé d’une météo anormalement pluvieuse, le secteur du paysage a enregistré une croissance de 2 % en 2012. C’est moins qu’en 2011 (+3 %), mais mieux que ce que les prévisions laissaient attendre. Il pourrait toutefois ne s’agir que d’une embellie éphémère, compte-tenu des fortes contraintes pesant sur les budgets des différentes clientèles en prise avec la crise.

La création tire le marché
Principale locomotive de cette croissance : la création de jardins et d'espaces verts. Si les marchés privés hors particuliers marquent un recul, la bonne surprise vient des marchés publics qui ont connu une embellie après un début d’année inquiétant. En parallèle, le marché des particuliers reste stable.

Des investissements et des embauches en 2012
Grâce à un maintien de l’activité, plus d’une entreprise sur deux (57 %) a déclaré avoir investi en 2012.
Comme en 2011, les mouvements de personnel se sont accélérés au cours du second semestre de l’année 2012, en lien avec le caractère cyclique de l’activité paysagère. Avec un taux d’embauche supérieur au taux de départ (2 points de pourcentage de différence sur le 2e semestre 2012), les entreprises ont accru leurs effectifs.

Des perspectives en baisse pour 2013
La conjoncture économique dégradée et les fortes contraintes sur les budgets des différentes clientèles devraient commencer à peser en 2013 sur le chiffre d'affaires des entreprises du paysage. Les prévisions vont dans ce sens : -1% pour le premier trimestre (par rapport à celui de 2012) et une croissance nulle sur le second (par rapport toujours à celui de l'année dernière).
Si l'état des carnets de commandes reste stable au premier semestre 2013 (125 jours), il devient la principale source de préoccupation des dirigeants (cité par 36 % d'entre eux, + 1 place), avec la trésorerie (13 %, +1 place).

Mais les entrepreneurs restent optimistes
Heureusement, en dépit de ce ralentissement annoncé, les chefs d'entreprise se montrent optimistes. Ils sont ainsi 3 sur 4 à considérer que leur marge va se maintenir en 2013. Les intentions d'embauches restent les mêmes qu'au précédent trimestre (31 % des dirigeants) et les intentions d'investissements, même si elles baissent légèrement, restent élevées : 44 % des dirigeants envisagent ainsi d'investir sur le 1er semestre 2013.

 

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