Le site actuel de Marolo à Cholet.

Marolo fête ses 60 ans

La société Marolo, rachetée en 2000 par Jean-Luc Marchand, fête ses 60 ans avec une belle histoire dans l’univers des deux roues et de la motoculture.

Jean-Luc Marchand, président de Marolo et Raphaël Girard, qui va lui succéder l’an prochain, ont rassemblé en juin dernier à Cholet des représentants de la

Raphaël Girard et Jean-Luc Marchand derrière le banc pour mobylettes au début de l'aventure de Marolo en 1958.

Raphaël Girard et Jean-Luc Marchand derrière le banc pour mobylettes au début de l’aventure de Marolo en 1958.

presse moto et motoculture et de grandes marques investissant dans le service en proposant des équipements à leurs réseaux. Dans une ambiance sympathique, fidèle à l’image de l’entreprise, les responsables des départements service-client ont répondu présent.

1958 : l’époque des mobylettes bleues

C’est Paul Marrolaud, entrepreneur visionnaire, qui fonde l’entreprise Marolo. Il lance un banc de test pour les mobylettes, marché en plein boom sur lequel il va surfer, ainsi que sur celui des Solex, avant d’entrer dans le secteur de la moto. En 1986, son fils Claude Marrolaud poursuit l’aventure et ajoute les tables élévatrices pour motos à boudin pneumatique, fabriquées par Dunlop, en signant un contrat qui s’avérera fructueux.

2000, Jean-Luc Marchand pousse la porte

Lorsque Jean-Luc Marchand rachète l’entreprise en 2000 après une carrière de 27 ans dans le machinisme agricole, il la

Le bureau d'études dessine les ateliers en 3D selon le cahier des charges des marques.

Le bureau d’études dessine les ateliers en 3D selon le cahier des charges des marques.

transfère rapidement chez lui, à Cholet. Les deux roues constituaient le seul marché. Il profite du salon Urbavert en 2002 pour tester le marché des ateliers motoculture avec un pont élévateur et des produits complémentaires. « C’était le démarrage d’un nouveau marché. Après trois jours de salon qui se sont avérés fantastiques, les nombreux contacts nous ont poussés à lancer une gamme spécifique pour la motoculture », se remémore le dirigeant.

Des investissements maintenus malgré les crises

Ce n’était qu’un début, mais la crise financière mondiale de 2008 et celle de l’univers moto en 2011, ont bien failli mettre un terme à la vie de la PME. « Nous avons cependant maintenu nos investissements, la diversification et la recherche et développement avec des dépôts de brevets », relate Jean-Luc Marchand. Des années difficiles donc mais le cap est maintenu, des compétences sont recrutées à la R&D et le bureau d’études est équipé de nouveaux outils. Les produits nouveaux sont lancés et des brevets déposés.

Le savoir-faire de Marolo pour les ateliers moto.

Le savoir-faire de Marolo pour les ateliers moto.

Montée en puissance des espaces verts

Jean-Luc Marchand voulait réduire la dépendance de l’entreprise avec le secteur des deux roues et se diversifier sans perdre des points sur son coeur de marché. En 2015, un accord mondial est signé avec le groupe Husqvarna, dont tous les sites se voient équipés en Marolo, tandis que les revendeurs de la marque accèdent à des équipements aux couleurs Husqvarna. Un an plus tard, Stihl France fait appel à l’entreprise pour l’équipement des ateliers de son réseau, le tout étant formalisé avec l’édition d’un catalogue. L’année suivante, c’est le tour de Honda Produits d’Équipement, ce dernier demandant au constructeur d’étudier de nouveaux produits d’atelier et des postes de travail pour les robots de tonte Miimo. Les dernières versions seront présentées par Honda et Marolo sur leurs stands à Salonvert. Marolo a également obtenu son référencement parmi les fournisseurs d’équipements d’atelier pour Honda Marine, Jardin et Industrie.

Raphaël Girard : passation de pouvoir en 2019

Recruté en 2010 par Jean-Luc Marchand, Raphaël Girard fait ses classes en tant que directeur commercial et se saisi du dossier « moto ».  Il devient directeur général en 2013 et actionnaire avec trois autres cadres. L’entreprise est sur les rails des nouvelles technologies et des défis qu’elles imposent aux ateliers comme avec le développement des machines à batteries qui requièrent des sécurités spécifiques sur les postes de travail. C’est l’esprit serein que Jean-Luc Marchand confirme la cession complète de l’entreprise pour 2019, avec 75 % du capital répartis entre Raphaël Girard et des cadres. L’histoire continue.

L’article complet est publié dans le numéro d’août-septembre de Moteurs & Réseaux

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