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Green Sentinel : 20 m² d’ombre dans la chaleur des villes

La société Green Sentinel développe une canopée végétale de structure verticale, adaptée aux milieux minéralisés et composée de plantes grimpantes, qui apporte de l’ombre et réduit les effets d’îlot de chaleur…

 

Pascal Peleszezak, ancien fondateur de Canevaflor et pionnier du mur végétal en France avec d’autres confrères, s’est lancé dans une nouvelle aventure adaptée au monde actuel avec Green Sentinel. Cette entreprise développe plusieurs solutions telles qu’un mur végétal balistique ou bien encore un mur végétal pour les particuliers et les entreprises du paysage.

Son nouveau projet, réalisé en partenariat avec l’agence Sinar (acronyme de « Studio d’innovation pour l’architecture »), repose sur une canopée végétale adaptée aux milieux très minéralisés. « J’utilise la végétalisation verticale sur une structure adaptée qui prend la forme d’un arbre et serait installée tous les 10 m, à l’instar de plantations classiques de sujets. La structure métallique présente une partie centrale de 3 m, comme un tronc, dans laquelle sont disposés vingt blocs à végétaliser. L’ensemble porte une structure permettant de créer une canopée de 20 m², à l’image d’un arbre adulte, s’élevant à 7 m. Cette structure est étudiée pour accueillir des plantes grimpantes qui portent l’ombre sur toute surface, contribuant ainsi à réduire les îlots de chaleur », explique l’inventeur.

Voici un aperçu du projet en vidéo :

L’idée est évolutive puisque le « tronc » peut être en partie utilisé pour constituer une réserve d’eau et s’entourer de plants de jardinage urbain (fruits…) pour renforcer le lien social. Il est possible, en attendant que le végétal colonise la structure qu’un voile textile vienne recouvrir cette dernière.

La structure métallique de cette « ombrière végétale », comme l’appelle le fondateur, peut être modifiée sans trop de limites de créativité gagner en hauteur. « J’ai développé ce procédé pour les endroits très minéralisés des villes où les plantations sont complexes, afin de pouvoir végétaliser sans impact au sol ni racines, et avec un faible entretien », indique Pascal Peleszezak. Un brevet européen a été obtenu par l’inventeur.

En France, le groupe d’ingénierie Egis, filiale de la Caisse des Dépôts, est intéressé par ce projet pour son caractère « dépolluant ». Au Japon, Daiwa se montre également attentif. Pascal Peleszezak fait appel aux entreprises du paysage pour donner corps à ce concept, qui ne deviendra réalité qu’avec elles et apportera une nouvelle fraîcheur sur certains boulevards, places ou parkings des villes.