UPJNouvelle tête, nouveaux défis

L'Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts (UPJ), association et groupe d'influence rassemblant trente sociétés productrices de produits phytosanitaires, engrais, amendements et supports de culture, s'est dotée le 9 juin d'un nouveau président en la personne de Christophe Juif.

Également directeur du département jardin au sein du groupe Bayer, il prend les rênes d'une organisation confrontée à une conjoncture délicate ; mauvaise presse des traitements chimiques, mode du zéro phyto chez les collectivités, projet de loi comportant une interdiction de la publicité auprès du grand public... La nouvelle tête de l'UPJ est donc soucieuse de redorer le blason des firmes phytopharmaceutiques. Pour cela, Christophe Juif et son équipe souhaitent s'attacher à promouvoir un « jardinage responsable » et une utilisation raisonnée des pesticides. Un des axes de travail consiste « à mettre en place une palette d'outils pour sensibiliser, informer et accompagner les jardiniers professionnels ou amateurs dans leur démarche d'entretien ». Parmi ces outils, le nouveau site internet de l'association propose déjà un guide des bonnes pratiques téléchargeable et destiné aux spécialistes des espaces verts. Il comprend vingt-six fiches rappelant, entre autres, la classification des produits, les différents équipements nécessaires à un traitement efficace et sécurisé ou les méthodes de calcul d'étalonnage. Sur ce portail numérique remanié, les applicateurs peuvent également consulter une carte interactive des déchetteries qui acceptent les emballages et reliquats de produits. Parallèlement à ses efforts didactiques, l'UPJ a choisi de s'engager aux côtés des autorités dans le comité chargé de définir les modalités du plan EcoPhyto 2018. Issu des décisions du Grenelle de l'environnement, ce futur plan fixera des mesures destinées à réduire de moitié l'utilisation des pesticides d'ici à 2018. Par cette participation, l'UPJ explique « prendre en considération les évolutions de la société » et travailler « à réduire l'impact des produits de traitement sur la santé et sur l'environnement ». Une cause qui a sûrement présidé par ailleurs à la création d'une nouvelle marque, baptisée Produit Naturel. Ouverte aux fabricants non-membres de l'UPJ, elle est censée, d'après Christophe Juif, « répondre à la demande des consommateurs tout en lui offrant le choix : chimique ou naturel ». Pour l'instant cependant, seuls les engrais et les supports de culture peuvent obtenir la marque Produit Naturel mais l'UPJ avoue plancher sur le développement d'un label destiné aux produits de traitement d'origine organique.

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