Yvan BéalL'entreprise obtient la confiance de ses actionnaires et des banques

Yvan Béal vient d'annoncer la signature d'un accord entre ses actionnaires et ses banques assurant la pérennité de son exploitation. Un plan de sauvegarde de l'emploi, qui devrait se traduire par l'externalisation des services logistiques, est actuellement en discussion au sein du comité d'entreprise.

En 2011, Yvan Béal a atteint les 65 millions d'euros de chiffre d’affaires, soit quasiment celui de 2010, mais en accusant une perte d’exploitation. Plusieurs facteurs ont contribué à dégrader ses activités : la crise financière qui s’est traduite par une difficulté réelle de financement des collectivités, l’impact de mauvaises conditions météorologiques, l’évolution défavorable de l’euro par rapport au yen. « La conjonction de ces trois éléments a eu un effet négatif sur nos performances économiques en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité », reconnaît le président directeur général, Frédéric Recordon. L’entreprise est fortement dépendante de l’effet des devises, particulièrement du yen avec 70 % de son chiffre d’affaires qui provient des échanges avec le Japon, dont la majeure partie avec son partenaire historique Iseki.
Il était donc nécessaire de reconsolider son assise financière pour assurer la relance. Cette situation a conduit les actionnaires* de l’entreprise à mener une opération de recapitalisation de plusieurs millions d’euros en ce début d’année. « Ce fut un moment crucial pour le management d’Yvan Béal dont la stratégie a été validée à l’unanimité par les actionnaires », précise Frédéric Recordon. Ceux-ci ont ensuite travaillé avec les partenaires financiers historiques d’Yvan Béal de manière à redonner à l’entreprise une situation de gestion saine. La négociation s’est traduite par le rééchelonnement de la dette long terme de la part des banques senior et la confirmation du soutien financier sur les dispositifs à court terme.
Yvan Béal, qui avait en projet un investissement immobilier supérieur à dix millions d’euros, comprenant la construction des nouveaux bâtiments à Lempdes (Puy-de-Dôme) n’a pas pu, compte tenu du contexte économique, obtenir le financement. Faute de parvenir à conserver ses locaux actuels, vendus en 2009, la direction d’Yvan Béal a donc présenté un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour 52 personnes, qui comprend un reclassement des collaborateurs. Concrètement, d’ici novembre 2012, la société doit déménager. Elle a donc travaillé sur un projet comprenant l’externalisation de ses services pièces détachées et de stockage des machines, les plus gourmands en surface, pour les confier à un ou plusieurs spécialistes de la logistique. Les emplois concernés par le PSE touchent donc les salariés affectés à ses opérations.
Le président-directeur général, qui ne souhaite rien divulguer sur les discussions en cours au sein du comité d’entreprise, souligne que le projet lancé depuis le rachat demeure absolument valide : rester un acteur majeur de la distribution de matériels espaces verts à travers des collections de produits professionnels et grand public et en partenariat avec de grands fournisseurs comme Iseki, Ferris, Snapper, Brill. « Notre projet d’externalisation du service logistique vise à conforter l’entreprise sur le long terme tout en conservant notre stratégie commerciale et de distribution », indique le dirigeant, en précisant qu’Yvan Béal restera à Clermont-Ferrand et qu’il fera tout son possible pour aider ses salariés touchés par la crise en prenant les mesures nécessaires au rétablissement.
Le fournisseur, qui expose sur le prochain Salonvert, invite d’ores et déjà ses distributeurs à vérifier le bien-fondé de ses propos.

* L’actionnariat d’Yvan Béal est constitué de Selenium, holding familiale des familles Coisne et Lambert (Colma Entreprendre), d’Ovalto Investissement, holding familiale de Monsieur Lorenzetti, d’AOF Finances, holding familiale de Monsieur Doolaeghe.

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