KubotaA l'assaut du marché agricole

Le constructeur japonais Kubota, qui vient de racheter 80 % des parts de Kverneland (outils de travail du sol, semoirs, presses, pulvérisateurs...), annonce vouloir également racheter un constructeur agricole d'envergure internationale.

Le feuilleton a démarré le 16 décembre. Ce jour-là, Kubota a émis une offre de rachat (OPA amicale) sur le norvégien Kverneland Group en proposant un prix de 8,5 Nok (Couronne norvégienne) par action. Cette opération a incité les constructeurs CNH (Case New Holland) et Chery Heavy Industries( Chine) à faire une contre-proposition en surenchérissant sur l’offre de Kubota. Le groupe japonais, qui avait conclu un accord inconditionnel de cession avec Umoe AS, l’actionnaire majoritaire de Kverneland Group, s’est assuré de détenir 31,8 % des parts, ce qui s’est soldé par le retrait des offres concurrentes.
Début janvier, Kubota a accéléré la procédure en lançant une offre sur toutes les actions au prix unitaire de 10,5 Nok pour recueillir, à la date de clôture du 20 janvier, un minimum de 66,7 % des parts. Le résultat final fait donc apparaître 78,75 % des parts pour Kubota, d’autant plus apprécié par les actionnaires que Kubota a indiqué vouloir préserver l’autonomie de Kverneland.

Rachat programmé d'un constructeur agricole international
Pour Kubota, l’achat de Kverneland apparaît comme l’ébauche d’une nouvelle stratégie. Son président, Yasuo Masumoto, avait annoncé en février 2011 son intention de doubler ses ventes d’ici cinq ans et de passer d’un chiffre d’affaires de 930 milliards de yens (9,3 Md€) à 2 000 milliards de yens (17 Md€). Il a ajouté fin janvier 2012 que son groupe était en discussion pour racheter à l’automne un constructeur agricole d’envergure internationale. Le montant de la transaction pourrait atteindre 2,6 Md$ (1,9 Md€). Dans leurs hypothèses, les analystes financiers estiment que la somme pourrait correspondre à la valeur d’un groupe tel que Same-Deutz-Fahr ou Claas.
La faiblesse historique de l’euro ou du dollar par rapport au yen place l’industriel japonais dans une position idéale pour croître par le biais de fusions et acquisitions.

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