Val'HorRenforcement des actions interprofessionnelles

L'interprofession Val'hor, qui a tenu son assemblée générale le 2 octobre 2013, est revenue sur les nombreuses actions menées en 2012-2013.

Val'hor est constituée des organisations professionnelles représentatives des secteurs de la production (horticulteurs, pépiniéristes, semenciers), de la distribution et du commerce horticole (fleuristes, jardineries, grossistes, libres-services agricoles), ainsi que du paysage et du jardin (paysagistes concepteurs, entrepreneurs du paysage). Elles ont signées en septembre 2011 un accord interprofessionnel, qui permet de financer un programme d’actions triennal étalé de 2011 à 2014.
 

Dominique Douard, son président, a fait le bilan de l'année écoulée :
"Le printemps 2013 a été marqué par des conditions climatiques exécrables qui ont profondément affecté notre filière. Mais, face aux difficultés, nous sommes restés unis et solidaires en organisant une campagne radio d’urgence afin de relancer la consommation du végétal. Je tiens à remercier chaleureusement les présidents de familles, et leurs délégués, pour leur implication et leur volonté clairement exprimée de ne pas baisser les bras.
Nous avons également poursuivi nos grandes actions. D’abord la certification Plante Bleue, seul label reconnu au titre de la production horticole durable et servant de référence aux réflexions du Ministre pour son programme “Produisons autrement”. Notre campagne Design par Nature a été pleinement reconnue par son installation à Maison & Objet, haut lieu du design. De même, Parole de fleurs fait écho aux attentes des consommateurs pour toute occasion où il peut être question d’offrir des fleurs. Sans oublier les actions de promotion telles que la Semaine du jardinage pour les écoles. Les réalisations exemplaires de jardins et de paysage ont fait une nouvelle fois l’objet de récompenses par les Victoires du Paysage. Dans les territoires, le Grand Tour Cité Verte a permis la rencontre des professionnels avec les représentants des collectivités, élus et territoriaux. Les Rencontres André Le Nôtre ont été organisées autour d’un collectif qui ne s’était jamais rassemblé jusqu’ici pour une telle occasion sous la double bannière interprofessionnelle de Val’hor et du GNIS. La plupart de ces événements ont bénéficié de nombreuses retombées presse qui ont contribué à renforcer l’image de nos métiers. Ils ont aussi contribué à mobiliser le regard des plus hautes autorités publiques sur la filière. Nous avons rencontré le Président de la République le 14 décembre 2012 à l’occasion de la présentation du sapin de Noël à l’Elysée. François Hollande a tenu à nous rappeler son soutien. Nous avons également été reçus par les Ministres en charge de l’agriculture et de l’écologie. À chaque audience, les dossiers essentiels ont été défendus.
Sur le plan judiciaire, répondant à ceux qui contestent le bien-fondé ou la légalité des interprofessions, la Cour de cassation en France, le 20 mars 2013, et la Cour de justice de l’Union européenne, le 30 mai 2013 ont dit le droit : les cotisations volontaires instaurées par un accord interprofessionnel et rendues obligatoires par un arrêté d’extension interministériel sont légales et ne peuvent être assimilées à une aide d’Etat. En cela, elles demeurent des ressources exclusivement professionnelles. À l’avenir, c’est dans ce cadre que les nouveaux règlements européens donneront pour sept nouvelles années une assise stable à nos missions.
Le travail accompli cette année a permis de renforcer notre image et notre crédibilité autrement dit notre réputation. Or la réputation sera le premier actif immatériel dont Val’hor aura le plus grand besoin pour assurer l’avenir de la filière."

L'année à venir devrait permettre de poursuivre ces démarches. En ce qui concerne le prochain accord interprofessionnel (qui devra être prêt au mois de juin 2014), "il serait souhaitable que Val'hor relance une réflexion stratégique globale sur l’ensemble des sujets structurants de l’interprofession en s’appuyant sur les travaux de prospective en cours", précise le rapport de la mission de contrôle Agriculture du Ministère des Finances effectuée pendant près de dix mois sur l’exercice 2012-2013. Le rapport met aussi en avant la situation financière saine de l'interprofession, ainsi qu'une gouvernance et une gestion satisfaisantes.

Val’hor dispose d'un budget avoisinant les 6 millions d'euros, financé à 89% par les cotisations des professionnels de la filière, pour mener à bien les mission suivantes :
- développer la consommation de produits et services par la communication et la promotion collective (66 % de son budget y est consacré)
- réaliser des programmes d’expérimentation en matière d’innovation technique (11%).
- favoriser le recrutement dans la filière par la valorisation des métiers et des savoir-faire (3%)
- élaborer et mettre en oeuvre des règles et disciplines de qualité et de certification (6%)
- développer la connaissance du marché et de la filière par la réalisation et la diffusion d’études (5%)
- optimiser les relations interprofessionnelles (7%).

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