Indice de réparabilitéTondeuses électriques et robots de tonte passés au crible

Tondeuses électriques et robots de tonte passés au crible

L'indice de réparabilité doit aider le consommateur à privilégier des produits dont il sait qu'ils seront réparables, même à l'issue de leur période de garantie. Une première liste de produits sont concernées, dont les tondeuses électriques filaires ou à batterie et les robots de tonte.

Les smartphones, les ordinateurs portables, les machines à laver ou encore les téléviseurs entrent également dans le périmètre de cette nouvelle réglementation. L’affichage obligatoire d’un indice de réparabilité est institué par l’article 16-I de la loi n° 2020-105 pour la lutte contre le gaspillage et pour l’économie circulaire des produits électriques et électroniques. Cet indice de réparabilité est donc obligatoire depuis début 2021, même si les pouvoirs publics ont indiqué qu'une « marge de tolérance » serait observée durant toute l'année en cours. Le ministère de la Transition Ecologique détermine la grille de notation que les fabricants doivent utiliser pour calculer leur indice de réparabilité. Pour les tondeuses, le Secimpac et la Ficime ont participé au groupe de travail définissant les critères d'attribution de cet indice de réparabilité. 
Les critères de l'indice de réparabilité

Cet indice de réparabilité se matérialise par une note sur 10, calculée selon 5 critères principaux :

  • La disponibilité de la documentation technique attachée au produit
  • La démontabilité du produit, l'accès aux pièces d'usure et les outils nécessaires à la réparation
  • La disponibilité des pièces détachées
  • Le prix des pièces détachées
  • Un critère spécifique à la catégorie d’équipements concernée (pour les tondeuses le critère spécifique est d'avoir une aide et une assistance à distance, comme une hotline aidant à la réparation des produits).

Pour plusieurs fabricants de tondeuses interrogés, cet indice devrait aider à « assainir le marché » de tous les produits « jetables » vendus à bas prix. Selon eux, cet indice devrait freiner sinon dissuader les fabricants de produits bas de gamme de les commercialiser sur le marché français. Mais toute l'ambiguïté de cet indice, dans un marché déjà largement mondialisé, est qu'il ne concerne que le marché français, Mais cet indice de réparabilité devrait évoluer avec le temps car dès 2024, la loi anti-gaspillage (loi AGEC) prévoit que cet indice devienne un indice de durabilité, notamment avec l’ajout de nouveaux critères comme la robustesse ou la fiabilité des produits. 

Bosch Indego 500/700

Questions et sanctions

A partir du premier janvier 2022, le non-respect de l'obligation d'information sur l'indice de réparabilité sera sanctionné par une amende dont le montant ne peut excéder 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une société. Un site internet recense déjà de nombreux produits pour lesquels l’indice de réparabilité a été calculé (https://www.indicereparabilite.fr). Mais dans le détail, on relève certaines incohérences, exemple : un robot de tonte Bosch Indego 500/700 obtient une bonne note de 8,9 alors que le modèle Indego XS 300, très ressemblant n’obtient que 7,9. On trouve cette différence dans le détail des critères notés qui composent la note finale : en fait le modèle 500/700 obtient une note supérieure car sa batterie serait « multi-produits », contrairement au modèle XS300 qui récolte un zéro pointé sur ce critère. Faut-il comprendre que la batterie du premier modèle convient aussi à d’autres robots du constructeur, ce qui ne serait pas le cas du modèle XS300 ? Mystère…

Bosch Indego XS300

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