COVID-19La CNATP interpelle l'Etat sur la poursuite des chantiers

La CNATP interpelle l'Etat sur la poursuite des chantiers

En pleine crise sanitaire, le gouvernement incite les entreprises du BTP à reprendre les chantiers. La CNATP s'insurge contre cette position en plaidant la sécurité des salariés et soutient aussi les entreprises qui ont pris cette position tout en informant les autres.

  Le syndicat des entreprises artisanales des travaux publics et du paysage gronde. La CNATP, vient d'annoncer dans un communiqué être scandalisée par les injonctions du gouvernement incitant les entreprises à poursuivre leurs activités durant cette crise sanitaire d'une ampleur sans précédent alors que certaines ont préférer se mettre à l'arrêt en privilégiant la sécurité de leur personnel.

Logo de la CNATP.

L'organisation explique avoir, depuis le début des annonces des mesures, informé ses adhérents en relayant les directives et en les informant de leurs obligations afin de les aider à décider ou non de stopper leurs activités. Elle estime que de nombreuses entreprises ne sont pas dans la capacité de maintenir sur les chantiers ou dans leurs organisations les conditions de sécurité requises : - impossibilité de se procurer des équipements tels les masques, le gel hydroalcoolique, des gants ; - promiscuité dans les locaux ou dans les véhicules ou bases-vie ; - partage d'outils ; - tâches réalisées à plusieurs opérateurs ; - travaux chez les particuliers ou sur la voie publique incohérents avec les mesures de confinement de la population... Le syndicat estime que la volonté gouvernementale d'encourager les travaux dans ses conditions est irréalisable. Elle interpelle le pouvoir politique en demandant : "qui soutiendra les entreprises lorsqu'elles seront mise en difficulté pour "mise en danger de la vie d'autrui" ! La CNATP exige que toutes les demandes d'activité partielle soient acceptées pendant cette période transitoire pour les entreprises qui ne pourront pas poursuivre leur activité et que les remboursements se fassent dans un délai qui ne pourra excéder 2 semaines. Elle estime que seule la responsabilité des chefs d'entreprises doit pouvoir les décider à poursuivre ou non leurs activités en fonction de leurs organisations dans le strict respect de la sécurité de leurs salariés.  

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