Derniers joursVert Import en attente du verdict

Les salariés de la société Vert Import travaillent. Ils attendent la date limite du 20 janvier pour savoir si l'aventure continuera ou si la société sera liquidée.

Les salariés de Vert Import sont courageux. Ils sont encore 41 a se battre pour la survie de l'entreprise créée en 1983. Cette dernière avait été revendue fin 2009 par le fondateur Raymond Le Guevelou à la société FH Holding de Christophe Huet.
Depuis, l'entreprise a connu des passages difficiles avec des batailles juridiques que se livraient l'acheteur et le vendeur. Après plusieurs procès, le tribunal de la cour d'appel de Rennes a statué en annulant la vente. Ceci, après le dernier Salonvert où l'importateur exposait sur son stand toute son offre et, particulièrement, les nouvelles marques qu'il avait réussi à obtenir : Shibaura et LS, mais aussi Bear Cat. Marques qui venaient compléter son offre sur le marché professionnel des matériels d'entretien des espaces verts où il diffusait déjà Gianni Ferrari, Hustler, Del Morino, Peruzzo...
Les salariés ont cru dans un premier temps être sortis d'affaire. Mais, ils ont vite déchanté lorque le président et propriétaire de la holding, Christophe Huet, leur a annoncé sa démission et son départ sur-le-champ avec la remise des titres de l'entreprise en expliquant qu'il n'avait pas pu trouver d'entente avec l'ancien propriétaire. La situation était intenable puisque Vert Import n'avait plus de dirigeant et ne pouvait plus accéder à ses comptes.
La société aurait pu alors mourrir subitement par liquidation sèche. Le tribunal ne l'a pas souhaité et un mandataire a été nommé ainsi qu'un liquidateur. Ensuite le juge a ordonné une liquidation judiciaire assortie d'une poursuite d'activité de deux mois pour trouver un repreneur.
A date du 15 janvier; il reste cinq jours (jusqu'au 20 janvier à 17h00) aux éventuels candidats pour présenter une offre de reprise en liquidation judiciaire en se connectant sur http://www.ajadataroom.fr/pour voir le dossier et faire une proposition.
Deux cas de figure sont ensuite possibles :
1) soit des projets sont déposés et seront étudiés pour voir leur faisabilité
2) soit aucun projet n'a été reçu et la liquidation immédiate sera prononcée.
Avec plusieurs cartes en matériels professionnels dont plusieurs renommées, 3500 comptes clients dont 1000 actifs pour les machines et 2000 à 2500 pour les pièces détachées qui pèsent environ 4 millions dans le chiffre d'affaires, il est possible que certains envisagent une reprise de la société.
Cette dernière possède un savoir-faire et le personnel est motivé. Il se bat toujours, dans la mesure de ses moyens pour faire entrer de la trésorerie.
La difficulté de l'éventuel repreneur sera de jouer sur le long terme, de s'assurer de la continuité des contrats avec les principaux fournisseurs. Les premiers mois seront durs car les commandes de production n'ont pas pu être honorées dans le contexte que vivait la structure.
Les 41 salariés travaillent pour leur honneur et pour présenter une société en marche dans le cas d'une reprise. Ils sont dans leurs services. Qui voudra étudier sérieusement ce dossier ? La réponse sera disponible dans quelques jours.
En attendant, souhaitons que, dans les différents cas qui sont envisageables, ceux qui se seront battus s'en sortiront fier et debout.
A coeur vaillant rien d'impossible.

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