Projet de loi sur l'urbanismeLa végétalisation de la ville mieux prise en compte

Le projet de loi pour « l'accès au logement et un urbanisme rénové » (ALUR), présenté au première lecture le 17 septembre à l'Assemblée Nationale, introduit la possibilité d'imposer dans les PLU une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables.

Fin juin dernier, au moment de la présentation du projet de loi pour « l’accès au logement et un urbanisme rénové » (ALUR), l’association Pacte pour le Jardin avait exprimé son inquiétude : la densification du bâti ne pouvait se faire au détriment des espaces verts et des jardins. La loi ne prévoyait pas de dispositions permettant d’assurer que la ville dense de demain ne soit qu’une ville minérale: le béton aurait ainsi pu devenir un standard dans la ville. « Nous souhaitions alors que le débat parlementaire amende le projet de loi dans le sens d’un mieux vivre ensemble », explique Christophe Juif, le président de Pacte pour le Jardin.
Au terme de la première lecture à l’Assemblée Nationale, l'association salue le travail accompli, et notamment l’introduction de règles particulières (en gras) au sein de l’article 73 du projet de loi :
« Déterminer des règles concernant l’aspect extérieur des constructions neuves, rénovées ou réhabilitées, leurs dimensions, leurs conditions d’alignement sur la voirie et de distance minimale par rapport à la limite séparative et l’aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale et paysagère et à l’insertion des constructions dans le milieu environnant. Des règles peuvent, en outre, imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables, éventuellement pondérées en fonction de leur nature, afin de contribuer au maintien de la biodiversité et de la nature en ville. »
Ces règles permettent de fixer, dans les PLU, un coefficient écologique exprimant la proportion entre toutes les surfaces favorables à la nature et au végétal et la surface totale de chaque parcelle ou de chaque quartier. Il s'inspire du coefficient de biotope par surface utilisé pour le centre-ville de Berlin. Il n'est pour l'instat pas obligatoire.

« Nous nous félicitons de l’avancée effectuée [...]. Nous appelions de nos vœux l’introduction dans le code de l’urbanisme du coefficient de biotope, c’est chose faite. Que les parlementaires de tous horizons qui ont permis cela, avec le soutien de la Ministre, trouvent ici l’expression de nos vifs remerciements. Le monde du jardin ne peut que s’en réjouir », commente Christophe Juif.
Toutefois, « il importe de rester vigilant, la loi n’est pas encore définitivement adoptée, et tout au long du processus législatif bien des obstacles peuvent surgir. Nous appelons les sénateurs à consolider cette avancée, en ensuite tous les parlementaires, en seconde lecture, à la préserver. Ensuite il reviendra à l’administration de promouvoir le coefficient de biotope. Le Pacte pour le Jardin est prêt à y contribuer. »

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