Le salon Paysalia (Paysage Jardin & Sport) ouvre ses portes à Lyon Eurexpo les 2, 3 et 4 décembre. La directrice du développement du salon, Nathalie Avallet, a répondu aux questions de la rédaction.

M& P : Paysalia est un salon professionnel sur le secteur du paysage. Il est organisé pour la première fois par Sepelcom (société du groupe GL Events) alors que la conjoncture économique est difficile. Ne regrettez-vous pas une commercialisation dans ce contexte ?
Nathalie Avallet : Nous avons fait le choix de lancer cet évènement en début 2008 lorsque nous avons répondu à un appel de candidature de l'Unep, l'organisation à l'initiative de cette manifestation. Nous n'avons pas souhaité arrêter la commercialisation de Paysalia malgré le contexte plutôt difficile car l'évènement se tient les années impaires en alternance avec le salon allemand Galabau. A terme, nous souhaitons donner à Paysalia une dimension européenne.
M&P : Vous aviez un objectif de 300 exposants. Combien avez-vous réussi à en convaincre ?
Nathalie Avallet : La commercialisation a démarré au printemps 2009 mais a subi un frein avant l’été car les exposants potentiels n'avaient pas de visibilité sur la fin de l'année et le premier trimestre 2010. Finalement, le secteur du paysage s'en sort relativement mieux que d'autres marchés. Notre commercialisation a bénéficié d’une bonne relance en septembre. Nous aurons 200 stands à présenter aux visiteurs sur une surface de 18 000 m² dans le hall 6 et le hall 66 attenant.
M&P : Que retrouvera le visiteur ?
Nathalie Avallet : Nous sommes soutenus par l’Unep et de nombreuses fédérations nationales (AFDJEVP, FFP, FNPHP, AITF, Synaa…) qui organisent durant le salon des réunions. Au sein de Paysalia, des partenaires (Unep, Plante & Cité, Itiape, SFG…) proposent plus de 20 forums sur des thèmes aussi variés que : typologie des jardins et de la nature en ville, comment simplifier la réponse aux appels d’offre par voie électronique, les toitures végétalisées : partage des compétences...(la liste est disponible sur le site internet du salon). Ces zones ouvertes, situées dans le salon, permettent d’accueillir une soixantaine de personnes assises. Ceux qui passent dans les allées pourront également écouter.
M&P : Quelles sont les principales locomotives (grandes marques) pour cette édition ?
Nathalie Avallet : Sur le secteur des matériels, nous avons entre autres Toro et Husqvarna. L'important est que, pour cette première édition, nous soyons exhaustifs sur l’ensemble des familles de produits du marché. C'est le cas sur le secteur de la production, de l'éclairage, de l'arrosage, des baignades naturelles, des matériaux, de la production végétale. Les pôles sont à peu près égaux en taille, nous y avons veillé en prenant en compte les besoins des visiteurs professionnels dont 6 000 se sont déjà inscrits en ligne pour visiter le salon.
M&P : Des fournisseurs étrangers sont-ils présents ?
Nathalie Avallet : Nous avons, particulièrement dans le secteur de la production végétale, plusieurs exposants étrangers. Les plus importants viennent d'Italie. Nous avons aussi des espagnols, des belges et des allemands. En France, un pôle de production représentera 7 pépiniéristes. Pour la prochaine édition du salon en 2011, notre objectif sera d'augmenter cette proportion d'exposants étrangers.
M&P : Quels seront les temps forts du salon ?
Nathalie Avallet : L'innovation sera mise en avant dès l'entrée des visiteurs. Ces derniers entreront dans un espace où leurs sens seront éveillés pour découvrir des tendances. Ils seront ensuite directement plongés dans l'univers des nouveautés avec l'exposition d'une vingtaine de produits innovants. Neuf concourent d'ailleurs pour le Trophée Paysalia, qui récompensera le produit le plus représentatif dans la démarche du développement durable. Les visiteurs pourront également élire leur coup de coeur du salon. Le résultat sera proclamé le dernier jour.
Le salon ouvre ses portes du mercredi 2 au vendredi 4 décembre de 9h30 à 18h30. Le premier jour, une nocturne (jusqu’à 22 heures) est proposée à l’ensemble des visiteurs. Nous attendons entre 10 000 et 12 000 professionnels. Les scolaires visiteront le salon uniquement le vendredi. C’est un début. Il nous reste encore de nombreuses actions à mener pour le prochain évènement qui se tiendra dans deux ans.
Propos recueillis par Jean-Paul Roussennac.